Sic transit gloria mundi

Le blog de Keyvan Nilforoushan

Archive for the month “June, 2005”

Le capital-investissement crée des emplois

Via le blog de Pascal Mercier, un article du Figaro qui reprend les chiffres annuels sur la contribution du capital-investissement à l’économie Française, et en conclut que le capital-investissement crée des emplois en France :

L’image du financier vautour rachetant une entreprise pour mieux la
dépecer ensuite ne correspond pas à la réalité du
capital-investissement en France.

Certes,
ces investisseurs professionnels ne dérogent pas à la règle et n’ont
qu’une idée en tête lorsqu’ils prennent le contrôle d’une société :
rentabiliser au mieux et le plus vite possible leur mise de départ.
Mais, pour y parvenir, leur stratégie ne consiste pas forcément à
fermer des usines et à réduire la masse salariale.

Au contraire, bien souvent, ils cherchent à développer l’activité
de l’entreprise durant trois à cinq ans, en augmentant souvent ses
effectifs. C’est en tout cas ce que montre l’étude réalisée par le
cabinet d’audit Ernst & Young pour le compte de l’Association
française des investisseurs en capital (Afic).

Nous avions déjà donné l’année dernière quelques chiffres du capital investissement en France. Cet article du Figaro en fait la mise à jour.

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Stay hungry. Stay Foolish.

Je m’écarte un peu des sujets qui sont relevés ici d’habitude.

Steve Jobs a été invité à parler lors de la remise de diplômes de Stanford (cérémonie qui outre-atlantique s’appelle “Commencement”, et je trouve le mot particulièrement adapté.)

Le texte de son discours est en ligne, et il mérite vraiment d’être lu : ‘You’ve got to find what you love,’ Jobs says.

Coupes claires dans le budget TV de Procter et Gamble

Procter et Gamble, le premier annonceur américain, a dépensé l’année dernière près de 2,5 milliards de dollars en spots publicitaires à la télévision.

Pour l’année prochaine, ils annoncent une forte réduction de leur budget dédié aux publicités TV : 25% pour le câble, et 5% pour la télé hertzienne. Les budgets dégagés seront utilisés notamment pour acheter du placement produit.

Selon cette note de Radio Marketing Nexus (via The Work Better Weblog) :

What do you think this says about advertising from the perspective of a company that knows as much about it as anybody?

What does it say about the value of awareness? Recall? Positioning?

What it says is that P&G feels something else is out there influencing consumer decisions. And that something else is “relevance.”

L’article conclut en remarquant que pour continuer à plaire aux annonceurs, les diffuseurs doivent arrêter de se définir en fonction de leurs attributs – leurs programmes – et commencer à se définir en fonction de ceux de leur audience. C’est on ne peut plus vrai aujourd’hui.

Pourquoi la France est incapable de créer un nouveau Microsoft ?

Dans la suite de la précédente note sur Les Français et l’esprit d’entreprendre, un article du Monde (via Pascal) : Pourquoi la France est incapable de créer un Microsoft.

Pour citer l’article :

Selon une étude du Comité Richelieu, six entreprises créées aux Etats-Unis après 1960 figurent parmi les 25 plus grandes sociétés américaines : Microsoft, Cisco, Dell, Home Depot, Intel et Wal-Mart. Mais une seule, l’éditeur de logiciels allemand SAP, figure parmi les 25 plus grandes firmes du Vieux Continent.

Même si je suis moins défaitiste que l’auteur de l’article – il existe en France de belles success stories – il est vrai que toutes les initiatives permettant de résorber le déséquilibre en faveur des groupes établis sont les bienvenues.

Un début de solution sur ITtoolbox par un acheteur informatique d’une société du Fortune 100 américain (via BeyondVC) :

With this thought in mind, I have decided to take deliberate action in making this situation better for both parties. I am reserving Friday’s at 5pm on my calendar to talk with venture capital firms who want to bounce ideas off me related to funding or to listen to the pitches of early stage Internet startups that simply need a sounding board for someone who sits in the walls of corporate America on a daily basis…

Les Francais et l’esprit d’entreprise – Financer le développement

Article intéressant chez Frederic Casagrande sur Les Français et l’esprit d’entreprise :

Bref, les Français créent des entreprises, beaucoup même, puisque 2004 a vu 320.000 nouvelles immatriculations, et c’est une bonne chose, quoi qu’on en dise. Mais ces entreprises ont du mal à se développer et à créer des emplois […]

En effet, les politiques économiques de l’Etat sont très axées sur le lancement des entreprises. Aides, exonérations, enveloppes et autres procédures facilitent la création, mais la situation devient souvent préoccupante dès que le soutient de l’Etat cesse.

C’est on ne peut plus vrai : les financements (à la fois étatiques, et de la part de nos confrères) sont nombreux et abondants pour les jeunes entreprises. Quand ces entreprises parviennent à réaliser un chiffre d’affaires conséquent, les banques prennent le relais avec des crédits devenus très attractifs aujourd’hui.

C’est entre les deux – dans cette phase justement de développement et de consolidation de la croissance – que les entreprises doivent faire face à un assèchement des sources de financement. Cet Equity Gap (pour reprendre la terminologie du gouvernement anglais) est bien identifié. Nous commençons à voir des premières initiatives pour le résorber (comme les SBIC à la française destinés à augmenter les montants investis par les fonds de capital développement comme le nôtre).

Mais il reste du chemin à parcourir ; le modèle américain demandant d’attribuer un pourcentage des marchés publics aux PME est une bonne solution. Il aide à compenser l’aversion au risque des acheteurs de grands groupes (“Personne ne s’est jamais fait licencier pour avoir choisi du matériel IBM“) en donnant aux PME des premières références de marchés réalisés avec succès.

On observe aussi, dans le modèle américain, que l’accès au financement pour des entreprises en développement aide à lutter contre un autre problème : l’absence d’investissement en amorçage. En effet, ce sont le plus souvent ceux qui ont monté une première entreprise avec succès qui deviennent les business angels les plus actifs – comme Jeff Bezos ou Pierre Omydiar.

Outsourcer Microsoft Exchange ?

Une petite recommandation pour un fournisseur dont nous pensons beaucoup de bien : Mi8.

Nous essayons de consacrer le maximum de notre temps à notre coeur de métier, l’investissement, et donc de sous-traiter au maximum les tracasseries techniques et administratives.

C’est déjà ce que nous avions fait pour le site web hébergé par Typepad. Pour l’email, nous ne voulions surtout pas devoir gérer en interne toute la maintenance et l’installation d’un serveur Microsoft Exchange.

Mi8 propose une solution consistant à mutualiser ses clients sur des serveurs Exchange hébergés chez eux. Ils s’occupent de toute la maintenance, des sauvegardes, … et vendent leur solution sous forme d’un abonnement mensuel par utilisateur (avec éventuellement une option Blackberry Server permettant d’éviter – légalement – le coût d’achat de la licence).

La qualité de service est excellente, et les interruptions très rares. Pour les petites et moyennes entreprises qui veulent bénéficier des mêmes outils que les grands groupes, c’est probablement une solution idéale.

P.S. : J’entends aussi beaucoup parler d’EasyTeam, qui propose une solution similaire pour les entreprises de 50 personnes et plus, sur une base Oracle. Leur solution intégre en plus des outils collaboratifs et de gestion documentaire.

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