Sic transit gloria mundi

Le blog de Keyvan Nilforoushan

Archive for the month “September, 2006”

Argent virtuel

Vu dans Gaming Insider : un joueur d’un MMORPG à monté une immense escroquerie reposant sur une fausse banque et un schéma de Ponzi pour dépouiller les autres joueurs. Il a amassé ce qui, dans le jeu, représente une véritable fortune.

Mais en plus de cela, cet argent à une valeur monétaire dans la “vie réelle” : plus de 90 000 dollars. Quelques questions posées par la newsletter : cet argent doit-il figurer sur la déclaration d’impôts ? Le joueur peut-il être poursuivi dans un tribunal traditionnel pour sa fraude ?

Un exemple affolant qu’ils donnent des débordements dans la vraie vie d’événements virtuels  :

Un homme Chinois a poignardé à mort un de ses amis qui a vendu une épée dragon qu’il lui avait prété dans le jeu “Legends of Mir.”

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Elasticité

Un des concepts les plus omniprésents à l’époque où j’étudiais l’économie se trouvait aussi être l’un des plus difficiles à mesurer : l’élasticité au prix. Ce nombre est la mesure de la réponse à la question “si j’augmente mon prix de 1 %, quel pourcentage de mes clients vais-je perdre ?”

Un chiffre intéressant (surtout avec les récentes annonces d’Apple) venant de la newsletter Advanced Television.

D’après de nouvelles études, seulement 14 % des foyers connectés à haut débit seraient intéressés par du téléchargement de films sur iTunes si les films se vendaient à 15 $ chacun. C’est à comparer à un intérêt de 23 % à 10 $ par téléchargement – donc un déclin de la demande de 64 % quand le prix augmente de seulement 5 $.

[Cependant] la diminution de demande résultant du passage de 10 $ à 15 $ est presque 4 fois plus élevée que le gain de demande résultant du passage de 20 $ à 15 $.

Autrement dit, tant qu’à accepter de passer à 15 $, Apple aurait tout aussi bien pu passer à 20 $.

Le bémol que j’apporte ?

L’élasticité est difficile à mesure justement parce que les réponses données à ce genre de questions par un panel de “clients types” répondant à une étude n’ont en général aucun rapport avec leur comportement dans la vie réelle.

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Effet Placebo

Vu sur le blog de Scott Adams (le créateur et dessinateur de Dilbert) :

L’employé de maintenance est en train de modifier le thermostat de notre bureau aujourd’hui […] Il m’a parlé dun bureau avec 30 employées qui n’arrivaient jamais à tomber d’accord sur la bonne température. Suite à sa suggestion, ils ont installé 20 thermostats fictifs autour du bureau, et dit à tout le monde que chaque thermostat controlait la température de son voisinage immédiat.

Le problème a été résolu.

Ce n’est pas aussi anecdotique que cela pourrait sembler : il y a beaucoup de boutons qui ne servent absolument à rien – et ne sont parfois reliés à rien – mais dont la présence rassure :

  • le très célébre bouton qui se trouve en bas de tous les feux de circulation à New York et qui est censé faire passer le feu au rouge pour laisser traverser les piétons. Cela fait des années que ces boutons ne sont plus reliés à rien et que le contrôle des feux est centralisé ;
  • le bouton “j’ai de la chance” de google. Connaissez-vous qui que ce soit qui l’utilise vraiment ? Il semblerait qu’il ne serve qu’à donner confiance dans la capacité de Google à trouver les bons résultats.

Je pense que c’est avant tout une question de contrôle – de l’importance de donner à l’utilisateur l’illusion qu’il maitrise la situation ; et de la frustation qu’il ressentirait dans le cas contraire.

C’est le travail de l’architecte qui implique son client dans le choix des détails les plus futiles pour que ce dernier le laisse tranquille quand il s’agit de décider de l’emplacement des murs.

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Pandora – Ceux qui ont acheté ce livre ont aussi acheté…

J’avais dit quelques mots dans une très vieille note (Le Bout de la Gaussienne) sur l’importance des moteurs de recommandation pour faire découvrir (et monétiser) des livres, des CD, ou des films que le public n’aurait jamais découvert.

Je viens de découvrir Pandora, et je suis absolument ébloui.

Pandora vous demande simplement le nom d’un morceau que vous aimez bien écouter, et en tire immédiatement une playlist que vous aurez tendance à aimer aussi.  Au fur et à mesure que vous indiquez si ses sélections vous plaisent, Pandora raffine ses recommandations.

Ce qui est impressionnant, c’est que – contrairement  à Amazon – il ne s’inspire pas de l’intelligence collective  reflétée dans les achats d’autres clients, mais sur un framework formalisé de 200 critères servant à classifier la musique.

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